15 Février 2016

LETTRE OUVERTE : NATIONALISME ÉCONOMIQUE ET CONVERGENCE INDÉPENDANTISTE

 

 

 

 

 

 

 

LETTRE OUVERTE : NATIONALISME ÉCONOMIQUE ET CONVERGENCE INDÉPENDANTISTE

 

Montréal, le 15 février 2016

 

L’actualité de la semaine dernière fut chargée sur le plan politique et économique en raison de la vente de RONA et des dernières nouvelles dans le cadre du rapprochement des forces indépendantistes québécoises. Le conseil exécutif du Parti Québécois de Saint-Henri-Sainte-Anne tient à prendre position sur ces deux sujets précis.

Sur le plan économique, le Québec a perdu l'un de ses fleurons, RONA, aux mains de l'américaine Lowe's. Bien que cette transaction eut lieu entre deux organisations privées et ce, de plein gré, il n'en demeure pas moins que les propos de la nouvelle ministre de l’Économie, de l'Innovation et des Exportations, Dominique Anglade, furent troublants. Alors que le Québec perd une entreprise fondée et bien ancrée au Québec, la ministre déclare que cette transaction sera bénéfique pour le Québec. 

Cette déclaration nous porte à croire que le gouvernement n'a mis sur pied aucune une stratégie économique pour conserver les sièges sociaux des entreprises québécoises depuis qu'il a pris le pouvoir. Bien que le marché soit tel qu'il est, la perte d'un siège social ne peut jamais être considérée comme une réjouissance. Les nouveaux propriétaires de RONA peuvent bien rassurer la ministre par rapport au maintien des emplois et du siège social de l'entreprise à Boucherville, aucune garantie légale ne les oblige pour autant à conserver l'ensemble des activités au Québec. Et c'est sans parler de l'ensemble des services connexes liés à un siège social qui seront touchés. Le gouvernement libéral manque définitivement de vision alors que sa création d'emplois promise n'est pas au rendez-vous et que l'on tient de tels propos tendant à minimiser l'impact de cette transaction, comme si perdre un siège social pouvait représenter quoi que ce soit de réjouissant et de prometteur pour l'économie québécoise. Visiblement, l'effet libéral se transforme une fois de plus en mirage libéral.

Dans un deuxième ordre d'idée, sur le plan la convergence des forces souverainistes, le Parti Québécois a tendu la main aux organisations souverainistes afin de pouvoir travailler collectivement vers un objectif commun en vue de la prochaine campagne électorale. En tant qu'exécutif du Parti Québécois de Saint-Henri-Sainte-Anne, cette situation nous a touché particulièrement lors de la dernière élection partielle, alors que les forces souverainistes ont obtenu plus de 50 % des voix. Bien que décevante, la réaction des chefs de Québec solidaire ne doit pas freiner notre démarche de convergence des forces souverainistes. Pour avoir échangé avec des citoyennes et citoyens des quatre coins de notre circonscription lors de la dernière élection partielle, nous sommes convaincus qu’une majorité de souverainistes, qu’ils appuient un parti ou un autre, souhaitent que l’on travaille tous ensemble vers notre objectif commun, soit l’indépendance du Québec. Et comme l’écrivait Véronique Hivon plus tôt cette semaine, « s’il y a un objectif qui vaille que l’on affronte tous les obstacles, c’est bien celui d’offrir à une nation rien de moins que sa pleine liberté ». Quels que soient les prétextes que nous servent certains acteurs du mouvement, ne perdons pas de vue que les indépendantistes souhaitent vivement ce resserrement de coudes à laquelle nous œuvrons.

Il est plus que temps que l'ensemble des forces souverainistes se mobilisent afin de travailler main dans la main à deux objectifs, soit chasser les libéraux du pouvoir alors que leur faible bilan ne devrait en aucun cas leur mériter une réélection, mais également à enfin pouvoir rallier l'ensemble des indépendantistes pour se doter d’un pays.

Le Conseil exécutif du Parti Québécois de Saint-Henri-Sainte-Anne